Marie Eve nous présente Topaze, Playboy, Kalinka et les autres, des Chartreux et des British Shorthair qu’elle élève avec passion dans l’Est de la France.

Nous avons demandé à cette passionnée de nous dire quelques mots sur sa sélection de litiere chat .

« Mon élevage est spécialisé dans le Chartreux et le British Shorthair Colourpoint. Nos chats sont élevés dans un cadre familial, ils vivent parmi nous, en compagnie de notre perroquet Rubi, une femelle eclectus, et notre chien Rimbaud, un Cavalier King Charles. Nos chatons sont tous micropucés, vaccinés, vermifugés, et ont un pedigree officiel. Ils sont délivrés avec une documentation pour l'arrivée du jeune chaton à la maison, des croquettes spéciales chatons, ainsi qu'une facture, le pedigree LOOF et le carnet de vaccinations ».

A fréquenter un Chartreux, on ne risque que de s'enrichir ! C’est ce qu’avoue Marie-Eve. « Interrogez mon Chartreux, et voici ce qu'il vous répondra : »
« Si je ne suis pas peu fier de ma robe de velours au subtil et beau gris-bleu, j'aime aussi qu'au-dessous l'on imagine ce corps robuste et élastique qui fait tant rêver mes épouses si sveltes et fines. Je n'ai pas perdu mes origines de chasseur : mes yeux vifs, jaunes comme deux pièces de cuivre toutes neuves, captent le moindre mouvement ; mes oreilles, haut placées, larges et droites captent des sons inaudibles à mes maîtres. Alors souple et rapide, je m'élance... »
« J'aime surtout la vie de famille. Je ronronne d'aise quand ma jeune maîtresse caresse ma fourrure lustrée, au poil court et laineux juste ce qu'il faut. Dans ses sorties je l'accompagne pour lui donner plus belle allure encore. J'entends ainsi ses amis vanter mes larges épaules, mon visage joufflu, mon regard vif, expressif, et ma démarche racée. Pour bien les remercier de ces louanges, j'agite ma queue ni trop courte ni trop longue et me fais comme à l'habitude doux et aimable... ».
Pour le British Shorthair, Marie-Eve lève le voile sur l’histoire de ce chat. « Dès la fin du XIXe siècle, le Cheshire Cat dans Alice au pays des merveilles de L. Carroll (1865) est déjà représenté sous l'aspect d'un British Shorthair Tabby. À la même époque, des éleveurs anglais, tels que H. Weir sélectionnèrent les plus beaux chats de gouttière qui furent exposés pour la première fois au Crystal Palace de Londres en 1871. »
« Ils furent appelés British Shorthair pour les distinguer d'une part des chats étrangers (Foreign), orientaux et d'autre part, pour les différencier des chats à poil long tels que l'Angora. Il est l'homologue de l'Européen à poil court de l'Europe continentale et de l'American Shorthair des Etats-Unis ».
Entrer dans le Guiness Book est un exploit en soit. Mais quand il s’agit d’une féline, collectionneuse et passionnée, cela mérite une ovation !
Florence Groff aime relever les défis. Elle nous raconte son parcours jusqu’à ce 4 février 2004, lorsqu’elle a reçu la confirmation qu’elle entrait dans le Guiness Book…
« En 1979, j’ai acheté mon premier chat siamois, Ulysse, que j’ai adoré. J’ai dû partir en stage en Angleterre et donc le mettre en pension, ce qui me désespérait. Avant mon départ, une de mes amies m’a alors offert un petit chat endormi dans une corbeille. Je l’ai emmené avec moi et bien sûr, à Londres, j’ai trouvé quantité de boutiques vendant des objets chats. Le British Muséum en particulier, qui compte une collection impressionnante d’objets représentant des chats égyptiens. Ce fut là le début de ma collection. »
« Au fil des ans, celle ci a augmenté de façon spectaculaire, tous mes amis m’offrant plutôt des chats de partout que des fleurs !
J’ai ainsi des objets « chats » de Russie, du Japon, d’Amérique du Sud et de toutes sortes : céramiques, porcelaines, bois exotiques, métaux, vaisselle, vêtements, bijoux, peluches etc. Je suis aussi abonnée, depuis leur création à différents magazines félins (Atout Chat, etc.) et suis devenue membre du Club Gourmet. Je n’achète que des cartes postales chats et collectionne les timbres chats de tous pays.
En juin 2003 , j’ai lu dans le magazine Atout Chat qu’en Belgique quelqu’un postulait pour le Record Guiness de la plus importante collection d’objets à l’effigie chats, avec seulement 1400 pièces environ, dont 400 cartes postales !!!
J’étais persuadée d’avoir au moins 3.500 objets, n’avais jamais compté ni mes cartes postales, ni mes photos (je suis passionnée de photo et photographie tous les chats que je vois partout où je suis), ni mes timbres. Mes amis m’ont poussée à relever ce défi et j’ai commencé à compter tous mes objets en juillet 2003. Egalement à les photographier, car j’avais entre temps demandé le dossier à Guiness. Il me fallait tout photographier, et compter l’ensemble des objets avec deux personnes de confiance. »
« Finalement, après bien des jours de travail, je comptabilisais 4.333 objets de toutes sortes, plus 1.500 diapositives, 3.218 photos et 2.666 cartes postales. J’ai envoyé mon dossier le 20 aout 2003 au Record Guiness en Angleterre. Ultérieurement, je me suis rendue compte que j’avais même oublié plusieurs objets. Depuis, j’ai eu de nombreux cadeaux et compte au moins une cinquantaine d’objets supplémentaires. Je les photographie et les enregistre au fur et à mesure que je les reçois, et ce pour faire un complément à la fin de cette année. Le 4 février 2004, j’ai eu la surprise de recevoir le diplôme du rRecord Guiness de la plus importante collection de chats dans le monde , ce qui m’a fait énormément plaisir. Par ailleurs, je vous signale également que je suis éleveuse (amatrice) de Chats Siamois et Balinais. J’ai actuellement 4 chats :
- Nobility’s Jade siamoise seal-point, âgée de 9 ans, stérilisée qui a eu deux portées en 1995 et 1996 mais a dû être stérilisée because des césariennes , ;
- Nobility’s Pu-Yi siamois seal-point, âgé de 2 ans, castré, ;
- Nobility’s Wei-King, siamois seal-point, âgé de 2 ans, castré, Supreme Grand Champion Alter à la TICA, Grand International Premior à la F.I.F.E. , qui vient d’obtenir le titre de 1. Best Neutre Toutes Races En Allemagne ( 1.DEKZV e.v., mon club) et le 2. Best Siamois et Oriental dans le même club. ;
- Nobility’s Weik-Ling, siamoise seal-point, âgée de 1 ans, Quadruple Grande Championne à la TICA et Grand International Championne à la FIFE et avec laquelle j’espère avoir une première portée d’ici un mois. »

Mme Shizuko Miyamoto est une des rares propriétaires de Munchkin vivant en France. Cette race, arrivée en 1993, a encore beaucoup de difficulté à trouver sa place dans les foyers français. Loin du triste sobriquet de « chat teckel », pour Mme Shizuko Miyamoto, le Munchkin est avant tout un chat qui mérite d’être aimé pour lui-même.

Comment s’est passée votre première rencontre avec Liberty, votre Munchkin ?

Mme Shizuko Miyamoto : « J’ai acquis Liberty chez Mlle Florence Prescott en 1996, à l’occasion de l’exposition féline de Paris. C’était un coup de foudre ! Je savais qu’il existait une race de chats à pattes courtes, mais je n’en avais jamais vu auparavant. Quand j’ai vu cette femelle, Liberty de Cour Saint-Eloi, un Munchkin poil long, bleu smoke, yeux verts, je me suis dit : « C’est elle qui deviendra la copine d’Igor » (mon chat Sacré de Birmanie, 3 ans à l’époque). Je n’imaginais pas que ses pattes raccourcies étaient si mignonnes. En plus, elle était très belle avec sa robe somptueuse et ses magnifiques yeux expressifs. C’était un bon sujet d’exposition, et pensais-je, peut-être une bonne future maman. »

L’avez vous présentée en expo et qu’elle a été la réaction du public ?

S. M. : « En exposition, elle a eu beaucoup de succès, tant en France qu’en Belgique. Là-bas, grâce à un éleveur belge qui a essayé de faire connaître cette race au grand public, les visiteurs étaient plutôt admiratifs. Ici, les gens qui ne connaissaient pas le Munchkin (ils sont une grande majorité) le trouvaient morphologiquement un peu bizarre. Néanmoins Liberty a remporté de nombreux titres dans des concours internationaux. »

Trouvez-vous que la longueur de ses pattes soit un handicap ?

S. M. : « Pas du tout ! Au contraire, Liberty peut sauter haut, courir vite, faire sa toilette aussi bien, sinon mieux que les autres chats. Je trouve que ses pattes très musclées sont très fortes. Elles ne l’empêchent pas de vivre normalement. »

Comment s’entend-elle avec vos autres chats ?

S.M : « Elle s’entend plutôt bien avec les autres chats, malgré son caractère très affirmé. Elle sait ce qu’elle fait, ce qu’elle veut. Elle est calme, à condition que les autres la laissent tranquille. Elle est très affectueuse et câline. Elle me demande volontiers une séance de caresses, mais uniquement quand aucun autre chat ne réclame. Lorsqu’elle me voit en train de caresser un autre chat, elle n’insiste jamais. Comme elle n’est ni possessive, ni agressive, elle ne cherche pas la bagarre. »

Qu’est-ce qui vous a étonné en elle au fil des années ?

S. M. : « En exposition, elle était le seul de mes chats qui aimait le public et les podiums ! Parfois elle boudait dans la cage, mais sur le podium elle posait comme une star devant l’appareil photos. En outre, elle était la seule à aimer le TGV et le Thalys… Elle se faisait tous les trajets sur mes genoux, en regardant le paysage par la fenêtre. Malheureusement, elle ne s’est jamais entendue avec les fiancés qu’on lui a proposés. Elle ne voulait pas d’inconnus. Elle préférait rester tranquille avec ses camarades. Pauvres mâles ! Les meilleurs étalons, désespérés, finissaient par abandonner le terrain. »

Pourquoi à votre avis cette race ne trouve-t-elle, pas sa place auprès des éleveurs français ?

S. M. : « Quand j’ai commencé à présenter Liberty, on m’a critiquée parce qu’elle ressemblait trop à un Persan, à cause de ses poils longs et de sa face ronde et plate, héritée de son père, British Shorthair. Les juges exigeaient un type plus neutre. Il était déjà difficile de fixer le standard de cette nouvelle race qui est apparue spontanément, naturellement. Les Français préfèrent les chats de race élégants et majestueux. Pour cette raison il me paraît difficile de se lancer dans l’élevage de chat dont le trait le plus visible est une allure rigolote et amusante. »

Un dernier mot ?

S. M. : « Liberty est née en 1995. Elle est un des premiers Munchkins qu’ait pu voir le public français. Grâce à elle, j’ai fait plein de connaissances, de rencontres avec des éleveurs et des juges. Je lui en suis très reconnaissante. Même si le Munchkin n’a pas de réputation actuellement, j’aime ses petites pattes et j’aimerais toujours ma Liberty. C’est un chat vraiment sympathique qui mérite d’être aimé. »